English

Accueil > Recherche > Équipes > Minéralogie et Environnements > Thèmes de recherche > Caractérisation physique et chimique des objets extra-terrestres



Rechercher

OSUG - Terre Univers Environnement

Caractérisation physique et chimique des objets extra-terrestres

11 janvier 2011 ( dernière mise à jour : 27 février 2013 )

Nous avons développé une large palette d’analyses hyperspectrales combinant le rayonnement synchrotron et les microscopies Raman et IR en laboratoire pour caractériser avec une résolution sub-micrométrique la chimie et la minéralogie de plusieurs types d’objets extra-terrestres. Par exemple, les grains cométaires et interstellaires issus de la mission NASA Stardust comptent parmi les objets les plus primitifs du système solaire et nous renseignent donc sur la formation des planétésimaux, leur composition chimique ainsi que sur les phénomènes de transport dans le système solaire primitifs. Les compétences et les instruments d’analyse hyperspectrale non-destructive avec une résolution micro/nanoscopique que nous avons contribué à développer nous ont valu de faire partie des équipes d’études préliminaires sélectionnées par la NASA et de co-signer les 3 articles publiés dans Science et décrivant ces premiers travaux. Ces compétences sont également attestées par la présence d’Alexandre Simionovici au NASA SOC (Comité d’attribution des échantillons Stardust – 6 membres) et par son implication dans l’élaboration des règles et protocoles de travail sur les objets extraterrestres. En désaccord avec les résultats préliminaires, nos résultats récents révèlent une composition voisine des chondrites CI en particulier pour les volatils (S, K) et les métaux de transition (Cu, Ga, Se). Cette composition ainsi que la minéralogie de phases de moyenne et haute température ont évidemment des implications importantes pour les scenari de formation du système solaire. En particulier, le mélange des phases plaide pour un soleil jeune émettant des jets bipolaires énergétiques qui transporteraient ces particules de son voisinage jusqu’à des centaines d’UA, hypothèse actuellement étudiée par les planétologues.

Fig. Cartographie du Fe et Ni dans un grain cométaire.

La composition renseigne sur l’origine extraterrestre, l’hétérogénéité sur la thermodynamique du corps parent.

Nous nous intéressons également aux météorites achondrites en préparation des missions NASA et CNES de retour d’échantillons martiens mais aussi aux chondrites oxydées et réduites, dont la formation est actuellement un des enjeux importants de la planétologie. La minéralogie des ces micro-phases révèle à la fois la signature de leur corps parent et les processus de métamorphisme de choc, transitions de phase HP/HT et les éventuelles altérations aqueuses qu’ils ont subis. Dans le cadre de cette étude et en collaboration avec le CNES, nous avons été amenés à développer une méthodologie originale et un porte-échantillon permettant l’analyse non-destructive des grains martiens, potentiellement biogéniques, en conditions de quarantaine sur une palette d’équipements internationaux optimisés (brevet international en cours). Dans l’attente des échantillons martiens, il serait possible de bénéficier des développements réalisés pour analyser les échantillons de la mission Phobos Grunt dont le retour sur Terre est prévu dès 2012.







Sous la tutelle de :

JPEG JPEGJPEG JPEGJPEG



Crédits et mentions légales | Contact | Plan du site | @2019 OSUG