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Auto-organisation et Évolution : Relier les Systèmes Vivants et Non-Vivants
Dans la quête de compréhension de la dynamique des systèmes complexes, les chercheurs explorent des liens surprenants entre les organismes vivants et la matière inanimée. Cette étude récente propose un cadre unifié dans lequel les deux peuvent être considérés comme des systèmes complexes multi-échelles, évoluant par interactions, fluctuations et adaptations structurelles.
Fig. 1 Échelles successives dans les matériaux granulaires : un tas de sable à l’échelle macroscopique (mètre) ; échelle intermédiaire constituée d’un petit ensemble de grains interagissant (cm) ; échelle microscopique des grains en contact (mm) ; structure cristalline du silicium (nanomètre).
Les matériaux granulaires, tels que les ensembles de particules interagissant comme le sable, constituent un exemple illustratif. Malgré leur apparente simplicité, ces systèmes présentent des comportements émergents remarquables lorsqu’ils sont soumis à des contraintes externes. Sous un chargement continu, les assemblages granulaires peuvent passer d’une déformation homogène à des bandes de cisaillement localisées, mettant en évidence le rôle de l’énergie élastique stockée et des effets mémoire. Ces observations montrent comment la structure interne d’un système peut se réorganiser de manière inattendue en réponse à des contraintes externes.
De manière analogue, les systèmes vivants révèlent des principes similaires. Les comportements collectifs des populations, influencés par la mémoire, la culture et les interactions, peuvent engendrer des motifs émergents comparables aux transitions de phase observées dans les matériaux granulaires. À grande échelle, ces comportements apparaissent indépendamment des différences individuelles, illustrant le rôle des interactions et de la mémoire dans l’organisation structurelle.
En combinant des concepts issus de la physique statistique, de la mécanique et de la théorie de l’évolution, les chercheurs montrent que des principes universels d’auto-organisation, d’émergence et d’adaptation peuvent s’appliquer à des systèmes complexes. Ces systèmes, qu’ils soient biologiques ou constitués de particules, peuvent évoluer hors équilibre, générant des structures qui optimisent la dissipation d’énergie tout en respectant les lois de la thermodynamique. Cette approche élargit la portée de la théorie de la sélection naturelle de Darwin : la diversité et l’auto-organisation adaptative apparaissent comme des moteurs fondamentaux de l’évolution, communs aux systèmes vivants et non-vivants.
Ces travaux ouvrent des perspectives interdisciplinaires, reliant la science des matériaux, la biologie et la physique. Comprendre les règles universelles qui régissent les systèmes complexes pourrait éclairer des domaines variés, de la géophysique à l’écologie ou aux matériaux artificiels, révélant l’ordre caché qui structure notre monde.
De manière analogue, les systèmes vivants révèlent des principes similaires. Les comportements collectifs des populations, influencés par la mémoire, la culture et les interactions, peuvent engendrer des motifs émergents comparables aux transitions de phase observées dans les matériaux granulaires. À grande échelle, ces comportements apparaissent indépendamment des différences individuelles, illustrant le rôle des interactions et de la mémoire dans l’organisation structurelle.
En combinant des concepts issus de la physique statistique, de la mécanique et de la théorie de l’évolution, les chercheurs montrent que des principes universels d’auto-organisation, d’émergence et d’adaptation peuvent s’appliquer à des systèmes complexes. Ces systèmes, qu’ils soient biologiques ou constitués de particules, peuvent évoluer hors équilibre, générant des structures qui optimisent la dissipation d’énergie tout en respectant les lois de la thermodynamique. Cette approche élargit la portée de la théorie de la sélection naturelle de Darwin : la diversité et l’auto-organisation adaptative apparaissent comme des moteurs fondamentaux de l’évolution, communs aux systèmes vivants et non-vivants.
Ces travaux ouvrent des perspectives interdisciplinaires, reliant la science des matériaux, la biologie et la physique. Comprendre les règles universelles qui régissent les systèmes complexes pourrait éclairer des domaines variés, de la géophysique à l’écologie ou aux matériaux artificiels, révélant l’ordre caché qui structure notre monde.
Références
Clerc et al., 2021
A. Clerc, A. Wautier, S. Bonelli, F. Nicot
Meso-scale signatures of inertial transitions in granular materials
Granular Matter, 23(2), 24–28 (2021)
Deng et al., 2022
N. Deng, A. Wautier, A. Tordesillas, Y. Thiery, Z.Y. Yin, P.Y. Hicher, F. Nicot
Lifespan dynamics of cluster conformations in stationary regimes in granular materials
Physical Review E, 105(1), 014902 (2022)
Janečka & Pavelka, 2018
A. Janečka, M. Pavelka
Gradient dynamics and entropy production maximization Journal of Non-Equilibrium Thermodynamics, 43(1), 1–19 (2018)
Contacts scientifiques :
- François Nicot – Chercheur, ISTerre – Université Savoie Mont Blanc, Chambéry, France
- Antoine Wautier – Chercheur, Unité de Recherche RECOVER, INRAE – Aix-Marseille Université, Aix-en-Provence, France
- Richard Wan – Chercheur, University of Calgary, Calgary, Canada
- Felix Darve – Chercheur, Laboratoire L3SR – Université Grenoble Alpes, Grenoble, France
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